60 Ideas for Europe

The EU and its member countries should condemn Totalitarian Nazi and Communist regimes. All victims deserve memory in the European history. For one half of Europe, the end of Second World War was the beginning of new terror and killing.

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Comments

  1. It is time the Western world realised the injustices done to those forced to live under Soviet occupation after WW2 whilst the rest of the world enjoyed development and freedom!

  2. Il est bien entendu essentiel de préserver la mémoire des victimes, quel que soit le régime politique responsable de leurs souffrances. Toutefois, il ne suffit pas d’amener les membres de l’Union à de pompeuses déclarations médiatiques. On ne peut mesurer l’engagement démocratique à l’emphase avec laquelle d’aucun condamne (du bout des lèvres, peut-être d’ailleurs !) tel ou tel régime.
    Les systèmes nazis et communistes ont tous deux mené à la terreur et à des tueries, mais ils ne sont pas identiques. Leurs origines historiques sont différentes. Il est primordial de le comprendre. Le contexte historique, social et économique dans lequel ils se sont développés, ont grandi et prospéré doivent impérativement être analysés et compris par nos concitoyens. La condamnation et la commémoration sans explications sont stériles. Si notre objectif est d’éviter la répétition de l’Histoire (et c’est là réellement un défi !), il faut voir plus loin. En effet, comment anticiper l’éventuelle transformation d’une démocratie en régime totalitaire si nous sommes incapables de comprendre les racines du mal et de détecter les signes avant-coureurs ? Condamner la Terreur hors contexte équivaudrait simplement à se draper dans la bonne conscience et se poser en donneur de leçon naïf. Notre société occidentale moderne n’est pas à l’abri d’un dérapage fascisant ; les incantations moralisantes ne nous protègent pas. Un travail d’éducation permanente en profondeur est nécessaire, qui passe aussi par une formation à la citoyenneté. Nous pourrons alors condamner toutes les dérives passées (et présentes) parce que nous comprendrons leur moteur véritable, parce que nous aurons compris et accepté nos erreurs passées, et parce que nous aurons réellement fait nôtres des valeurs fondamentales que nous serons vraiment prêts à défendre en citoyens responsables.
    Or, force est de constater que le sentiment citoyen d’appartenance à une communauté de valeurs européennes n’est pas encore une réalité. Sur ce terrain, l’Union a encore du chemin à parcourir. Un effort considérable reste à fournir et une action d’ampleur à l’adresse des jeunes en particulier est indispensable. Aujourd’hui, il semble que la citoyenneté européenne se résume à la détention d’un passeport et des droits économiques qui en découlent. En ce sens, l’Europe ne serait qu’un club à l’adhésion duquel sont subordonnés des droits de consommation égoïstes. Changeons cela avant d’aller plus loin !

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